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22-Jul-2009
 


Habitat et Santé

 

 

Pour l’OMS, la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

 

L’environnement et en particulier l’habitat, jouent un rôle important dans l’état de santé des personnes.

 

En effet, l’habitat participe au bien-être physique, psychique, au développement et à l’intégration sociale de ses occupants. Il représente bien plus qu’un toit au-dessus de la tête.

 

Malgré l’augmentation des dispositions techniques (eau courante, électricité, assainissement, etc…) qui ont largement contribué à l’amélioration importante de l’hygiène et du confort des logements, l’habitat est encore dans de trop nombreux cas un lieu pouvant porter atteinte à la santé des occupants.

 

Le manque d'aération et d'ensoleillement, les problèmes d’humidité, le défaut d’entretien des locaux et de leurs équipements, la persistance de peintures dégradées et de canalisations en plomb… peuvent avoir des conséquences directes sur la santé des occupants : allergie respiratoire, crise d’asthme, saturnisme infantile, … ou tout simplement porter atteinte au bien-être moral.

 

A qui s’adresser en cas de problèmes d’habitat ?

 

Les liens étroits entre la santé et la qualité de l'habitat ont conduit les pouvoirs publics à édicter des règles et à développer des moyens d’actions spécifiques adaptés à la diversité des situations. Ces solutions peuvent relever tant des relations contractuelles entre bailleurs et locataires que des prérogatives des collectivités locales ou de l’État. Ainsi dans le domaine de l’habitat, les acteurs sont nombreux (locataires, bailleurs, services sociaux, administrations, associations) et les compétences de chacun pas toujours bien identifiées.


D’une façon générale, il convient toujours dans un premier temps de trouver un accord amiable entre locataire et propriétaire. Si toutefois le désaccord persiste, le tableau ci-dessous vous permettra de trouver le bon interlocuteur en fonction du problème identifié pour votre habitat.

 

Type
de problème

 

Interlocuteur privilégié

Non respect des devoirs de décence du logement, de réparations, etc..

Non respect des règles d’hygiène

Logement insalubre

Situation d’urgence sanitaire

Bâtiment menaçant ruine

Propriétaire

A défaut d’accord amiable entre le propriétaire et le locataire : Conciliation (médiateur ou conciliateur de justice) voire procédure contentieuse devant les tribunaux

 

 

 

 

Maire

 

X

 

X

X

DDASS ou Service Communal d’Hygiène et de Santé

 

 

X

X

 

 

 

 
 
 
 

 

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Vous avez droit à un logement en bon état

 

La DDASS de la Somme, avec la participation du groupe de travail de lutte contre le mal-logement piloté par la DDE, a édité un document d'information intitulé "Vous avez droit à un logement en bon état", accompagné d’une plaquette à distribuer aux particuliers.

 

L’objet de ce document est de présenter les démarches et procédures possibles face à l’indécence ou l’insalubrité d’un logement.

 

Il expose, sous forme de schémas récapitulatifs, les actions à engager selon le contexte et fournit des modèles de courriers, les coordonnées des institutions concernées, ainsi que des extraits de textes législatifs ou réglementaires.

 

Ces documents ont été envoyés à toutes les mairies de la Somme.

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Les polluants de l'habitation

  1. La qualité de l’air intérieur
  2. Le monoxyde de carbone
  3. Le plomb
  4. L’amiante
  5. Les légionelles

 

1 - La qualité de l’air intérieur et polluants chimiques

 

Partant du principe que sous nos climats tempérés la population passe en moyennes 85% de son temps dans des environnements clos, la qualité de l’air que nous y respirons es t aujourd’hui reconnue comme un enjeu de santé publique.

 

La pollution de l’air intérieur est suspectée de jouer un rôle important dans l’augmentation des allergies respiratoires.

 

Cette préoccupation a d’ailleurs engendré la création en 2001 de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), entre autres chargé de collecter des données propres aux logements français www.air-interieur.org.

 

Parmi les polluants intérieurs certains sont connus de longue date, c’est notamment le cas du monoxyde de carbone, pointé depuis l’antiquité comme responsable de maux de tête voire de décès.

 

Il reste à ce jour le toxique domestique qui tue le plus en France.

 

Néanmoins, la majeure partie de la pollution de l’air intérieur est le fait de polluants chimiques dont l’observation est bien plus récente: les composés organiques volatils (benzène, formaldéhyde, toluène, xylène, styrène, etc).

 

Plusieurs milliers de substances forment cette vaste famille de produits présents dans les colles, vernis, solvants et matériaux de construction ou de décoration.


En général les teneurs en COV sont plus importantes à l’intérieur qu’à l’extérieur.

 

Parmi les plus connus on va trouver :

composés chimiques

source

risques aigus

risques chroniques

cancers

formaldéhyde

bois aggloméré
peintures avec solvant
photocopieur
livres + magasines neufs
tabac

respiratoire

cancer naso-pharyngé

cancérigène certain

benzène

produits bricolage
carburants
tabac
ameublement
construction

neurologiques
immunologiques

leucémie

cancérigène certain

styrène

plastiques
isolants
tabac

neurologiques

cancer pulmonaire

cancérigène possible

tétrachloroéthylène

pressing
textiles
moquettes, tapis

rénaux

neurologiques
œsophage

cancérigène probable

xylènes

peintures
vernis
colles
insecticides

neurologiques

neurologiques

inclassable

1-4 dichlorobenzène

antimite
désodorisant

développement

rénaux

non évalué

toluène

peintures
vernis
colles
encres
moquettes

neurologiques

neurologiques

inclassable

Risques aigus : forte dose sur une courte période
Risques chroniques : faible dose sur une période prolongée

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L’élaboration de valeurs guide :

Dans le cadre d'une auto-saisine, l'AFSSET (www.afsse.fr) a mis en place, en collaboration avec le CSTB, un groupe de travail valeurs guides pour l'air intérieur qui a opéré une sélection des substances prioritaires pour l'élaboration des valeurs guides.


Dans un communiqué de presse du 3 septembre 2007 l'AFSSET a rendu publics les rapports du groupe de travail ainsi que les avis qu'elle a adoptés concernant d'une part le cadre méthodologique général et d'autre part deux substances en particulier (formaldéhyde et monoxyde de carbone).


Dans un communiqué de presse du 4 juillet 2008, 4 valeurs guide et des recommandations concernant le benzène ont été formulées.

 

D’autres valeurs guide devraient suivre.

 

De la même façon des progrès sont attendus en terme d’étiquetage des produits (notamment de bricolage) afin d’informer le consommateur sur les risques encourus (action n°15 du PNSE Plan National Santé Environnement). Pour l’instant cette information est quasi-inexistante de la part des producteurs / distributeurs.

 

En France, il n’existe pas encore de norme de qualité de l’air intérieur. Pour certains pays (Etats-Unis, Canada, Finlande), une telle valeur existe, elle est de 200µg/m3 pour les COV totaux.

 

Or de récentes campagnes de mesure d’émissions par des produits domestiques comme les désodorisants, les bougies parfumées, les huiles essentielles, les encens montrent que ce seuil est souvent dépassé. L’utilisation de ce type de produit s’accompagne parfois de l’émission de benzène et de formaldéhyde. Le caractère naturel d’un parfum ne signifie pas qu’il est dénué d’émissions polluantes (cas des huiles essentielles notamment qui peuvent émettre).

 

Pour certains de ces produits on en arrive au paradoxe qu’il faille les utiliser en ouvrant les fenêtres pour limiter les concentrations.

 

Quelques conseils pour limiter les teneurs en composés organiques chez soi :

  • n’acheter que des produits utiles et limiter le stockage dans le logement ;
  • lire les étiquettes et respecter les consignes (« ne pas utiliser dans un local fermé », « ne pas inhaler les vapeurs » signifient le plus souvent qu’il s’agit de COV)
  • toujours aérer lors de l’utilisation / application de ces produits, maintenir cette aération lors du temps de séchage ;
  • ne pas mélanger les produits
  • éviter l’usage excessif d’encens, parfums d’ambiance, bougies, pesticides domestiques, aérosols.
  • éviter l’emploi de meubles en aggloméré nu (plaque de fonds pour armoires, ou tiroirs notamment).

 

Consultez le Guide de la pollution de l’air intérieur, qui fournit de nombreux conseils pour disposer d’un air intérieur plus sain.


Pour plus d’information :

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2 - Le monoxyde de carbone

 

L'intoxication domestique par le monoxyde de carbone (CO) constitue la 1ère cause de mortalité par toxicité aiguë en France.

 

C'est un gaz incolore, inodore et très toxique. Lorsqu'il est inhalé, il se substitue à l'oxygène transporté par voie sanguine.

Le manque d'oxygène qui en résulte pour l'organisme provoque des intoxications plus ou moins graves (parfois mortelles) selon la concentration du CO dans l'air ambiant et la durée d'exposition.

 

Le manque de spécificité des symptômes liés à une intoxication légère à modérée (maux de tête, vertiges, nausées, vomissements) rend le diagnostic difficile. Ces symptômes peuvent d’ailleurs laisser penser à une intoxication alimentaire.


Le monoxyde de carbone est produit lorsque la combustion est incomplète, c'est-à-dire lorsque l'air est appauvri en oxygène et ceci quel que soit le combustible utilisé : gaz, charbon, bois, fioul... Sa présence à l'intérieur des locaux peut résulter :

  • d'une mauvaise évacuation des gaz brûlés (obstruction des conduits de fumée, utilisation d’un appareil non raccordé à un conduit d'évacuation, présence d’un appareil entraînant une dépression comme une hotte aspirante),
  • de l'utilisation d'appareils (chauffe-bain, poêles, chaudières,...) mal entretenus, vétustes ou fonctionnant au ralenti,
  • d'un manque d'aération du fait de l'obturation des grilles d'aération ou de réhabilitations (acoustiques ou thermiques) ayant étanchéifié des façades.

Certaines conditions météorologiques : redoux, brouillard ou ciel bas, peuvent accentuer les risques d'intoxication, du fait d'une mauvaise dispersion des gaz brûlés dans l'atmosphère (tirage naturel faible).

 

Vous trouverez des conseils pratiques pour éviter les intoxications ainsi que la réglementation en vigueur sur le site Internet du ministère de la santé www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr (page : « intoxication au monoxyde de carbone »)

 

En Picardie :
Depuis 1995 un réseau de déclaration des intoxications accidentelles au monoxyde de carbone existe en région Picardie. Lors de la survenue d’une intoxication les services d’urgence prenant en charge les personnes intoxiquées informent les DDASS ou le SCHS d’Amiens (Service Communal d’Hygiène et de Santé) qui réalisent une enquête afin de connaître l’origine de l’intoxication et d’éviter ainsi qu’elle ne se reproduise. Un bilan de ces enquêtes est réalisé régulièrement : bilan 2007-2008.

 

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3 - Le plomb

Le plomb dans l’habitat provient essentiellement des peintures utilisées jusqu’en 1948. Les revêtements contenant du plomb se dégradent avec le temps ou lors de travaux. Les écailles et poussières libérées peuvent alors être absorbées par les habitants. Ce sont généralement les enfants qui sont exposés de manière passive (contacts main-bouche fréquents). Les bricoleurs ou les travailleurs qui interviennent sans protection peuvent également être confrontés à des expositions importantes et contaminer significativement l’environnement de la zone de travaux.
Lorsque la concentration en plomb mesurée dans le sang des enfants est de plus de 100 µg/L, on parle de saturnisme infantile. C’est une maladie à déclaration obligatoire.

Vous trouverez plus d’information pour les particuliers et les professionnels de santé ainsi que la réglementation en vigueur, sur le site Internet du ministère de la santé (page : « saturnisme : le dépister et le prévenir »).

 

En Picardie :
Les DDASS et la DRASS ont mené des campagnes d’information :

  • Auprès des professionnels de santé en diffusant le guide de dépistage et de prise en charge de l’intoxication par le plomb de l’enfant et de la femme enceinte. Ce guide pratique, conçu par la Direction Générale de la Santé en collaboration avec la Société Française de Santé Publique, décline de manière opérationnelle les recommandations issues de la conférence de consensus organisée par la Haute Autorité de Santé (ex-Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé) à Lille les 5 et 6 novembre 2003.
  • Auprès des professionnels de l’immobilier en diffusant une plaquette d’information faisant le point sur la réglementation applicable aux logements construits avant 1949.

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4 - L’amiante

 

L’amiante a été utilisée en France jusqu’en 1997 dans de nombreux matériaux et produits en raison de ses propriétés d’isolation acoustique, thermique et de résistance à la chaleur.

 

Quand les matériaux contenant de l'amiante sont sciés, découpés, percés ou poncés, ou quand ils se dégradent, ils libèrent des fibres microscopiques.

 

Celles-ci peuvent également provenir des flocages, calorifugeages et faux-plafonds lorsqu'ils sont soumis à des courants d'air, des chocs ou des vibrations.

 

Les travaux et études scientifiques ont établi que l'inhalation de fibres d'amiante présente des risques pour la santé. Elle peut provoquer des difficultés ou des insuffisances respiratoires. Elle peut induire également le risque de cancer du poumon, de la plèvre et du péritoine. C'est pourquoi son utilisation est aujourd'hui interdite.


Tous les bâtiments recevant du public doivent avoir fait l'objet d'un diagnostic technique de la présence d'amiante. Le ministère de la santé a élaboré un guide rappelant les obligations des propriétaires en la matière (lien vers le document amiante.pdf)


Vous trouverez plus d’information ainsi que la réglementation en vigueur sur le site Internet du ministère de la santé (page : « amiante »)

 

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5 - Légionelles (voir la page)

 

Pour en savoir plus

 

Le site de l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat : www.anah.fr
Le site de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie : www.ademe.fr
Le site du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment : www.cstb.fr
Le portail Santé Environnement Travail : www.sante-environnement-travail.fr
Le site de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail : www.afsset.fr

Le site développé par le Ministère et par l’INPES : www.preventionmaison.com

Plus de détails :

L’ANIL possède 2 délégations locales en Picardie :

ADIL de la Somme 13 bd Maignan Larivière 80000 Amiens http://www.adil.org/80/

ADIL de l’Oise 36/38 rue Racine 60000 Beauvais http://www.adil.org/60/

 

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Directions Regionale et Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales de Picardie